PRESENTATION DE L'UNION LOCALE CGT PARIS NORD 2

 

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Lorsque la bourse annexe du travail a été créée à Paris Nord 2, la CGT a décidé d’affecter ses locaux à la création d’une union locale des syndicats.

Avant 2004, les syndicats de la zone étaient rattachées à l’Union Locale de Sevran. « L’explosion » de la zone a eu pour résultat des difficultés croissantes pour cette UL d ’organiser le syndicalisme sur la zone.
La situation sur la zone a donc rendu nécessaire la création d’une Union Locale qui présente, cependant, par rapport aux autres, la particularité d’exercer son activité sur deux départements : la Seine Saint Denis et le Val d’Oise.
L’union locale Paris Nord 2 est rattachée à l’Union Départementale du 9-3, à Bobigny.
Les locaux de la bourse annexe dépendent du conseil général de Seine Saint Denis.

Paris Nord 2 a connu un développement rapide, avec ses 550 entreprises et ses 22000 salariés.


Toute association ou syndicat doit avoir des statuts.
Les statuts, déposés en mairie de Villepinte, consacrent l’existence de l ’UL en tant que personne morale : sans eux, il est impossible d’ouvrir un compte en banque et d’accéder à l’autonomie financière, ni d’acter en justice.
Ils définissent également les modalité de fonctionnement de l ’UL ; par exemple composition du bureau, des commissions, réunion périodique du congrès de l’UL, etc…
Enfin, ils servent de référence en cas de litige parmi les syndiqués.


Ceci est une reproduction du document, émanant de la mairie de Villepinte, attestant du dépôt des statuts : quelques uns des éléments apparaissant dans ces statuts sont mentionnés dans ce document.


La gestion : c’est essentiellement au quotidien la gestion de la comptabilité, des cotisations et des statuts. Les diapositives suivantes vont nous faire entrer dans la gestion de base d’une union locale.


La gestion de la comptabilité :
Consiste en premier lieu à identifier les recettes (dans le cadre jaune) et les dépenses (dans le cadre gris).


Ainsi avons nous créé, à partir des postes de recettes et de dépenses identifiés, une comptabilité informatisée qui totalise les données de chaque poste, les reporte sur un tableau général de recettes (en jaune) et de dépenses (en bleu), fait un total général des dépenses et des recettes et établit le solde.
Ces tableaux sont remplis plusieurs fois par mois et nous avons ainsi, à chaque instant, une comptabilité tenue à jour.


Les cotisations font partie de la gestion ; la perception en incombe essentiellement à l’Union Locale, sauf dans les cas de syndicats ayant une autonomie financière (exemple : Beckman Coulter et Delphi)
Les cotisations peuvent être versées de deux façons :
-soit par prélèvement automatique (PAC), formule que nous encourageons pour des facilités de gestion.
- soit par versement direct du syndiqué.
Ces versements font partie de nos recettes et sont enregistrés comme telles dans la comptabilité.
Il incombe également à l’UL de reverser les parts des structures (fédérations, UD, etc…). Cette part représente 67% des PAC et versements directs.  Les reversements sont faits au COGETISE. Ils sont mentionnés dans le poste « dépenses » de notre comptabilité.


La gestion de la syndicalisation est assurée par le « bilan orga », sorte de tableau de bord permanent des syndiqués de l’UL.


Nous avons également construit un tableau informatisé, qui reprend le nombre de FNI et de cotisations versés pour chaque syndicat, ainsi qu’un point sur les nouvelles adhésions et les nouvelles bases. Les totaux sont calculés pour chaque fédération, puis reportés en page 1 dans un tableau qui donne le nombre total de FNI, de cotisations, le nombre de syndiqués nouveaux et de bases nouvelles de data à date depuis le premier janvier et compare ces données à celles de l’année précédente. Le « bilan orga » de l’année est clos au 31 décembre.
Ces données sont fournies périodiquement à l’Union Départementale qui tient elle même un bilan orga pour le 9-3.
Nous avons également des fichiers syndiqués et militants, avec les noms, adresses, numéros de téléphones et éventuellement adresses E-Mail, qui favorisent toutes opérations d’information et de communication. Les timbres CGT, attestant du paiement des cotisations, sont également envoyés aux syndiqués à leur adresse postale.
Ces fichiers sont naturellement confidentiels et seuls le secrétaire et le trésorier y ont accès.


L’organisation de la vie syndicale se fait autour d ’un certain nombre de fonctions assurées par l ’UL.
Cela va faire l’objet des diapositives suivantes.


Nous souhaitons que le débat, entre militants et syndiqués, au sein de l’UL ou de chaque syndicat, soit permanent et le plus ouvert possible. Pour favoriser ce débat, nous invitons nos militants à nous rencontrer une fois par mois en assemblée générale.
Le débat est toujours précédé d’un point sur l’actualité syndicale et la vie de la zone. Nous donnons alors la parole aux militants pour qu’ils exposent les problèmes particuliers à leurs syndicats.
Les solutions à apporter à ces problèmes sont également discutées en AG ; nous y établissons les plans de parrainage, les actions à mener dans chaque entreprise et débattons de l ’aide que l’UL et les syndicats peuvent s’apporter mutuellement, dans le cadre de la solidarité interprofessionnelle.


Les opérations de syndicalisation font appel à plusieurs types de moyens :
- Certains parrainages consistent en des actions ciblées sur des entreprises où la syndicalisation a besoin d ’être renforcée.
- Dans plusieurs cas, la négociation d’accords préélectoraux a été l ’occasion de créer ou de renforcer une structure syndicale dans une entreprise, notamment par appels à candidatures pour constituer une liste CGT pour les délégués du personnel et le Comité d ’entreprise.
- Les conflits victorieux sont également une occasion « d ’enfoncer le clou » et de démontrer par le vécu l’avantage d’avoir des syndicats puissants.
- Le journal « Union » met, dans chaque numéro, l’accent sur la nécessité d ’être syndiqués.
- Enfin , le conseil et la défense individuelle des salariés est souvent l ’occasion de faire des syndiqués.


Voici un graphique représentant l’évolution du nombre de syndiqués à Paris Nord 2.
Nous pouvons constater que, lorsque l’UL a été créée, la zone était un quasi désert syndical avec moins de 100 syndiqués.
A la fin 2011, nous sommes 530. Cette évolution, qui témoigne d’un effort certain portant sur la syndicalisation, ne saurait pourtant nous satisfaire eu égard à l’importance de la zone en termes d’effectifs. Il est donc indispensable de continuer l’effort de syndicalisation.


Le conseil individuel aux salariés fait également partie de la mission d’une Union Locale : le plus souvent, nous pouvons le donner nous-mêmes, mais le cas nécessite parfois de faire appel à un avocat, à un conseiller prud ’homal ou à un expert comptable quand il s ’agit de questions portant sur la feuille de salaire.
Il faut mentionner également la mission de nos conseillers du salariés, qui consiste à assister les salariés dans les entreprises où il n’y a pas de représentation du personnel, pour les procédures disciplinaires.


L’union Locale organise également des stages de niveau 1 et 2, en collaboration avec l’Union Locale de Roissy.


La communication est dirigée vers l ’ensemble des salariés de la zone Paris Nord 2, notamment au cours des distributions faites à la sortie des restaurants d ’entreprise et au RER.
Nous y distribuons en particulier le journal « Union » de la zone Paris Nord 2, dont nous parlerons plus loin.


Les actions à mener dans les entreprises, principalement à l’occasion des conflits, se font sur la base des convergences que construit l’UL par les contacts dont elle est le lieu et le moteur, entre les divers syndicats de la zone.
C ’est l’UL qui organise la solidarité entre les syndicats, lorsque, par exemple, sur un conflit, elle mobilise les militants pour qu ’ils aillent soutenir un camarade impliqué dans une action en justice devant les entreprises.
C’est elle qui informe les structures départementales et fédérales si un conflit nécessite une solidarité étendue, interprofessionnelle et professionnelle.
C ’est également elle qui donne l’information aux médias, pour que les conflits soient répercutés dans l ’opinion.


Un conflit a eu lieu récemment, sur une durée de 3 semaines : celui de DHL Saint Witz à la suite d’une menace de fermeture du site.
La CGT, à la suite d’un cas similaire sur un dépôt de Paris Nord 2, avait obtenu la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi permettant le reclassement d’un très grand nombre de salariés et des conditions de départ avantageuses pour les quelques uns qu’il ne serait pas possible de reclasser.
Les syndiqués de Saint Witz demandaient une chose raisonnable : faisant partie de la même entreprise que ceux de Paris Nord 2, ils voulaient que leur soient appliquées les mêmes dispositions du plan économique et social.
C ’est devant le refus de la Direction que les salariés se sont mis en grève.
Ce conflit a été exemplaire, car il y avait à la fois la détermination des salariés, soutenus par une forte solidarité interprofessionnelle. Ce sont les ingrédients qui permettent de gagner.


Les convergences ? Elles sont apparues dès le premier jour lorsque le délégué central a expliqué que le sort des 12000 salariés de DHL était lié au résultat de cette grève : d’autres sites sont menacés et, si ce conflit est perdu, jamais les futurs plans de sauvegarde de l’emploi ne permettront effectivement d’assurer les reclassements nécessaires ! Les convergences étaient donc créées avec les autre salariés de l’entreprise, qui se sont manifestés par leur présence dans les actions de Saint Witz et par des débrayages successifs sur leurs sites de travail.


L’UL a fait appel aux syndicats de la zone, mais également aux représentants des unions locales voisines et de l’Union Départementale, pour qu’ils viennent soutenir les manifestations organisées devant le siège de DHL. A cette occasion les représentants de DHL Saint Witz ont obtenu d’être reçus par leur direction.
La solidarité a également été financière, car les sommes reçues d’autres UL, de syndicats, etc… a permis aux grévistes de traverser cette période sans difficultés budgétaires.


Tous les jours pendant les trois semaines qu’a duré le conflit, les drapeaux de l ’UL sont restés plantés devant le dépôt et, tous les jours, un ou plusieurs représentants de l’UL étaient là pour encourager les grévistes, animer les débats et pouvoir réagir immédiatement en cas d ’initiative de la direction.
La Direction, ne pouvant entamer cette solidarité et devant la menace d’une extension du mouvement, a fini par accorder aux grévistes ce qu’ils demandaient.


Les conflits internes aux entreprises ne sont pas les seules luttes : il y a eu également des manifestations nationales ou internationales : nous étions présents à l’euromanifestation de Bruxelles en mars 2005 (photo) et à l’ensemble des manifestations contre le CPE.


Le périodique Union est l’organe d’information de la zone Paris Nord 2. Il paraît à raison d’un numéro tous les deux mois.
Il serre au plus près l’actualité nationale et celle de la zone ; nous avons ainsi traité de la constitution européenne et des manifestations contre le CPE en temps réel. Les témoignages des luttes des deux mois passées, avec leurs résultats, sont également présents dans Union.
L’actualité juridique est également traitée : nous avons consacré de nombreuses pages aux aspects juridiques du CNE, aux jugements de Longjumeau, aux dispositions visant à affaiblir le code du travail, etc…
Chaque numéro d  ’Union est publié avec deux soucis : faire connaître les propositions de la CGT en matière d’emploi, de sécurité sociale, de chômage (oui, il y en a, malgré ce que prétendent certains de nos détracteurs) ; mettre l’accent sur la syndicalisation.