Lettre à François F.

Mon pauvre François

Lorsque je t'écoute pérorer dans les média, je me dis en moi-même : après François le Ridicule, aurons-nous François le Grotesque ?

Passons sur les dernières révélations du Canard Enchaîné : en page 1 du dernier numéro s'étalent, avec un malin plaisir, les déclarations contradictoires de tes supporters, qui ont été tellement gagnés par l'affolement qu'ils n'ont même pas pris le temps d'accorder leurs violons. Mais surtout, nous apprenons l'ampleur de ce qu'il faut bien appeler tes magouilles : ce sont six personnes, dont toi-même et trois de ta famille, qui pourraient bien avoir à répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel, pour une addition qui, depuis les premières révélations, s'est considérablement alourdie !

Sarkozy criait à la persécution judiciaire, toi, tu es passé à la vitesse au dessus en parlant de "coup d'état institutionnel". Excusez du peu ! Car, ainsi, tu t'identifies à "l'institution", toi qui n'es pour l'instant qu'un candidat parmi tant d'autres ! Tu confirmes ainsi qu'aux yeux de ton parti, le seul pouvoir légitime ne peut être que de droite et que tout autre, même confirmé par les urnes, ne peut être que le fait d'usurpateurs. Aurais-tu oublié qu'une révolution a aboli le pouvoir de droit divin pour le donner (si peu) au peuple ?

Tu accuses, sans aucune preuve, le Parti Socialiste d'être à l'origine de toute cette "cabale". Ne t'est-il pas venu à l'esprit que les SCUD peuvent venir de ton propre camp ? Ne dis pas que ce n'est pas possible : le milieu politique est capable de turpitudes telles que tout est envisageable.

Elise Lucet a essayé d'interviewer tes collaborateurs : les vampires n'aimant pas la lumière, nous avons assisté à un véritable festival de langues de bois. Mais, surtout, il y a eu cet entretien accordé par ton épouse en 2008 à un journal anglais : la pauvre ne lit pas dans la boule de cristal et ne pouvait donc pas  savoir qu'elle contredisait par avance tout ce que tu dis maintenant : elle disait alors qu'elle n'avait jamais été ta collaboratrice ! Diantre ! Ulysse aurait-il mené la belle Pénélope en bateau en la salariant à l'insu de son plein gré ?

S'il te reste un peu d'intelligence, tu devrais comprendre que ta ligne de défense ne tient pas la route. La seule riposte possible serait aujourd'hui d'attaquer en bloc le Canard Enchaîné, Médiapart tous ses blogueurs  et tous leurs commentateurs - y compris l'auteur de cet article - pour avoir osé baver contre Ta Majesté. Comme tu ne l'as pas encore fait, on peut supposer que le peu de bon sens qui te reste te souffle que ce n'est pas possible.

De toute façon, une partie de ton électorat ne te pardonnera pas de nous avoir pris tous pour des imbéciles et d'ailleurs, les vautours de ton entourage ont déjà créé leur site de campagne présidentielle. Donc s'il te reste un peu de dignité, tu devrais reconnaître que ton maintien est nuisible à tous, y compris à ton propre parti, te mettre à la disposition de la justice et, tel Cincinnatus, rentrer chez toi cultiver ton champ et méditer le proverbe "la Roche Tarpéienne est près du Capitole".

Pénélope prise dans sa propre toile

Gros pavé dans la mare électorale du candidat des républicains : le Canard Enchaîné crée l'évènement en dévoilant et commentant, sur une page complète de son édition du 25 janvier, l'origine des revenus inattendus  de Pénélope Fillon, comme attachée parlementaire de son mari, puis du suppléant de celui-ci lorsqu'il accède au gouvernement. Le Canard précise bien qu'en France, le simple fait qu'un parlementaire emploie son épouse on l'un de ses enfants n'a rien d'illégal, contrairement à d'autres pays et aux institutions européennes, qui pourtant, ne se distinguent pas par une éthique exemplaire.

Car c'est bien d'éthique s'il s'agit : la question est posée : car le Canard pose aussi la question : les émoluments - exorbitants - de madame Fillon étaient-ils la contrepartie d'un réel travail, tant à l'Assemblée Nationale que dans la Revue des Deux Mondes ? Car, dans la négative, les protagonistes de l'affaire peuvent être poursuivis sous deux chefs d'inculpation : travail fictif et, pour de qui est de la part de revenus émanant du privé, recel d'abus de biens sociaux. Et c'est là que le bât commence à blesser : parmi les parlementaires et leurs collaborateurs, il y a fort peu de monde qui se souvient avoir croisé Pénélope dans les couloirs du Palais Bourbon ; parmi les élus locaux de la Sarthe, il n'y en a pas qui se souviennent de madame Fillon comme collaboratrice de son mari et même le Rédacteur en Chef de la Revue des deux mondes n'a jamais connu Pénélope en tant que collaboratrice. Et ceux qui disent le contraire, tel Bernard Accoyer, bon toutou du candidat Fillon ou Marc Ladret de Lacharrière, propriétaire de la Revue des deux mondes, sont des proches de François Fillon, dont les déclarations de surcroît, viennent en contradiction avec celles de l'intéressée.  De plus, on nous apprend que la journaliste Christine Kelly, auteure d'une biographie de François Fillon ayant, elle aussi déclaré ne connaître son épouse que comme "femme au foyer qui s'occupait de ses enfants, avait fait l'objet de menaces téléphoniques et de pressions.

Tout cela mérite quelques questions et éclaircissements, mais François Fillon - très maladroitement - choisit de répondre à côté : il parle de "boules puantes", dénonce la "misogynie" supposée du Canard, mais ne rend public aucun élément qui permettraient de se disculper. Il s'en prend aussi à son équipe de campagne, "incapable de le défendre" et, de fait, accumulant les maladresses, à l'instar de Valérie Boyer et de son pavé de l'ours : interrogée par Anne Sophie Lapix qui lui demande si elle même a employé des membres de sa famille, elle répond par l'affirmative en ajoutant : "oui, mais pour des activités réalisées, contrairement..." Elle s'interrompt alors, réalisant soudainement qu'elle est en train de marquer un but contre son camp, mais une journaliste présente dans la salle complète impitoyablement : "contrairement à d'autres"

Une semaine après ses premières révélations, le Canard Enchaîné lâche sa deuxième batterie de missiles : nous le savions par les déclarations du candidat lui-même, il a également employé deux de ses enfants avocats. Or il s'avère qu'aucun des deux, à la date des faits, n'était encore avocat ! l'entourage du candidat se retranche derrière "l'imprécision de langage", mais nous pensons, pour notre part, qu'il n'y a aucune imprécision là dedans, mais un mensonge pur et simple : cela faisait mieux de dire qu'ils étaient "avocats" plutôt qu'étudiants en droit. De plus, les sommes en cause auraient été sous-estimées : le Canard Enchaîné, remontant dans le temps, révèle que l'épouse du candidat était "employée" de son mari depuis 1988 et qu'à ce titre, les sommes en cause monteraient à un million d'euro. Mon pauvre François, si tu es si sûr de ton bon droit, il ne te restera plus bientôt qu'à attaquer le Canard Enchaîné en diffamation !

Une révélation en appelant une autre : Médiapart a également enquêté sur les sources de revenus des collaborateurs de Fillion :  selon ses révélations, c'est également une autre collaboratrice de François Fillon qui aurait bénéficié d'un emploi fictif à la Revue des deux Mondes. Le recel d'abus de biens sociaux semble bien être une des sources de revenus dont dispose le clan Fillion pour rémunérer ses collaborateurs.

On l'a vu récemment avec l'exemple Lagarde (voir notre précédent édito "Affaire Lagarde, justice de friqués") : il n'y a rien à attendre de la justice dans une affaire qui concerne les puissants. Mais, même si celle-ci proclame que les époux Fillon ne sont pas sortis des clous de la légalité, ils auront du mal à se défendre du strict point de vue d'une morale qui ne soit pas celle de leur clan (les cathos versaillais)  et de la justice (la vraie, celle-là). C'est ce qu'exprime sur son blog un des membres du club Médiapart, dont la contribution peut servir utilement de conclusion à ce billet.

 

 

 

Guerre des locaux contre les syndicats

Il n'y avait rien à attendre de plus de cette classe politique qui, tous partis confondus à l'exception de la France insoumise, a choisi déliminer l'influence syndicale par tous les moyens par le procédé le plus déloyal : la fermeture des locaux dans lesquels sont installées les Unions Locales. 

 

Cela a commencé au Blanc Mesnil avec l'annonce, par la mairie de droite nouvellement élue, de la fermeture de la bourse du travail qui a suscité une réaction intersyndicale  exprimée par plusieurs manifestations et rassemblements devant la mairie. Aujourd'hui c'est fait : malgré l'opposition des principaux syndicats, la bourse du travail de Blanc-Mesnil n'existe plus, la CGT a perdu une grande partie de ses moyens d'action, en particulier la subvention qu'elle touchait de la mairie, qui lui permettait de rémunérer deux salariées aujourd'hui au chômage.

C'est une véritable épidémie de tentatives de fermetures qui a alors suivi : la mairie de Bobigny, récemment passée à droite, a également menacé de fermer la bourse locale du travail, qui abritait les Unions Locales, parmi lesquelles celle de la CGT. Déjà, avant la fermeture annoncée, elle avait amputé la subvention de fonctionnement de la bourse et entraîné le licenciement du régisseur et de la femme de ménage.  Là aussi, la municipalité a choisi le rapport de force, mais celui-ci n'a pas tourné en sa faveur : le 17 février 2016, un rassemblement est venu perturber le conseil municipal et la détermination des militants présents a fait reculer la mairie : la bourse du travail annexe de Bobigny reste ouverte, mais doit fonctionner avec moins de moyens.

Aujourd'hui, c'est la bourse annexe du travail de Paris Nord 2 qui est menacée : le secrétaire général de la bourse départementale a reçu une lettre en date du 20 décembre, pour lui signifier la fermeture de la bourse annexe de Paris Nord 2 "au plus tard le 30 juin 2017".

Les prétextes invoqués pour justifier cette mesure sont plus que fallacieux et témoignent surtout d'une méconnaissance absolue du dossier de la part de l'administratif qui l'a signé, car il s'agit d'un document administratif signé non par le Président du Conseil Général comme il aurait été normal, mais par un obscur "directeur général adjoint des services". Nous reprenons ici les termes de cette lettre pour commenter les arguments censés servir de justification :
- "Ces locaux ont permis de mettre en place diverses actions de formation et de conseil pour les salariés de la plate-forme aéroportuaire de Roissy, pendant plus de 15 ans" : FAUX : d'abord, ils ont été ouverts en juin 2004, soit depuis 12 ans et demi ; de plus, ce n'est pas la plate-forme aéroportuaire qui en a bénéficié, mais bien les activités locales dirigées vers les salariés de la zone Paris Nord 2 (permanences syndicales, conseils juridiques, mise en place d'Unions Locales qui disparaîtront du fait de cette décision). 
- "Ces activités concernent également les départements de Seine-et-Marne et du Val-d'Oise" :  FAUX : cet argument témoigne d'une confusion avec l'Union Locale de la plate-forme aéroportuaire, qui s'étend effectivement sur trois départements. En ce qui concerne la zone Paris-Nord 2, qui est la "cible" de la bourse annexe et des Unions Locales qui s'y trouvent, elle s'étend sur trois communes, dont deux sont situées sur le département de Seine-Saint-Denis, aucune des trois n'ayant de bourse du travail propre. Les statuts de notre Union Locale précisent que notre champ d'activité concerne bien l'ensemble de la zone Paris Nord 2, qui, en bonne logique, est bien regroupée en une seule entité.
- "De multiples désordres ont été constatés dans les locaux "infiltrations d'eau, insuffisance de chauffage et de climatisation, infiltration d'air sous les portes), que le bailleur n'arrive pas à résoudre  de manière durable" : FAUX : ces problèmes sont aujourd'hui résolus.

En fait, cette lettre ne traduit rien d'autre qu'une logique comptable, au nom de laquelle on est prêt à sacrifier l'activité syndicale de toute une zone et à accentuer encore le déséquilibre existant entre le Patronat et les syndicats en privant ceux-ci des moyens élémentaires de leur survie sur la zone, alors même que les pouvoirs publics ont fait au patronat un "cadeau" de 40 milliards d'euro qui sont allés directement dans la poche des actionnaires. En témoigne l'argument selon lesquels "les dits départements (95 et 77) n'ont pas souhaité participer financièrement au fonctionnement de cet équipement" . Comme nous l'avons souligné plus haut, on ne voit pas à quel titre la Seine-et-Marne devrait participer au financement d'une activité qui se situe entièrement en dehors de son département. Seule une infime partie de la commune de Roissy concerne le Val d'Oise, le reste étant du ressort de deux communes situées sur le 93. Quant à l'argument selon lequel les locaux ne sont pas situés sur le territoire de la Seine-Saint-Denis, il apparaît particulièrement dérisoire au vu de ce qui est mentionné plus haut. 

Les attaques contre les bourses du travail provenaient logiquement jusqu'à maintenant de municipalités passées à droite lors du précédent scrutin. Mais cette fois, c'est un conseil départemental de gauche qui donne le coup de pied de l'âne aux organisations syndicales. Les carriéristes politicards feraient bien de se poser la question, en cette période pré-électorales : comment espèrent-ils être rééelus sans l'apport des 600000 voix d'un syndicat que, depuis un an, ils traînent dans la boue au fil de leurs déclarations publiques et de leurs actes ? Car, dans la lutte que nous, pot de terre, menons contre le pot de fer patronal, c'est bien une nouvelle aggravation du déséquilibre que provoque une majorité de gauche qui se prétendait en faveur d'un "dialogue social", dont ils n'ont cessé de nous rabattre les oreilles tout au long de ce quinquennat miteux et calamiteux.

Toujours est-il que la CGT a décidé de ne pas se laisser faire : une intersyndicale s'est organisée pour dénoncer, dans une lettre au Président du Conseil Départemental, les effets pervers de la mesure envisagée. Et si cela ne suffit pas, elle est prête à aller beaucoup plus loin, comme elle l'a fait à Bobigny il y a un an.

La CGT Paris-Nord 2 a bien l'intention de maintenir son existence statutaire et administrative quoi qu'il arrive. Elle est en train, au travers de ses militants, d'étudier les moyens d'y parvenir, y compris au travers d'une épreuve de force avec le conseil départemental. Dans ce but, elle demande un soutien actif de tous les militants - y compris dépassant l'Ile de France - pour empêcher la fermeture de la bourse annexe de Paris Nord 2.

Nous apprenons à l'instant qu'une semaine après ses premières révélations, le Canard Enchaîné remet le couvert : nous le savons par les déclarations du candidat lui-même, il a également employé deux de ses enfants avocats. Or il s'avère qu'aucun des deux, à la date des faits, n'était encore avocat ! l'entourage du candidat se retranche derrière "l'imprécision de langage", mais nous pensons, pour notre part, qu'il n'y a aucune imprécision là dedans, mais un mensonge pur et simple, car cela faisait mieux de dire qu'ils étaient "avocats" plutôt qu'étudiants en droit. 

 

Verdict Lagarde, justice de friqués !

De toutes les justices de classe, la plus écœurante est celle de la cour de justice de la République (CJR), comme en témoigne le verdict rendu en faveur de Christine Lagarde, poursuivie pour avoir dilapidé 400 millions d'euro d'argent public par le moyen d'un arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie.

S'il est vrai que la CJR n'a pas suivi les réquisitions du procureur de la République, qui demandait la relaxe pure et simple, la décision qu'elle a prise est encore pire : alors que le moindre justiciable est condamné à de la prison ferme pour avoir volé cinq kilos de nouilles chez un particulier (qui au demeurant, n'avait pas porté plainte), madame Lagarde est, pour sa part dispensée de peine ! France 3 midi pyrénées fait le parallèle avec la justice des "misérables" de Victor Hugo où, pour avoir volé du pain, Jean Valjean est condamné à quinze ans de bagne. Le principe de base n'a pas changé, même si aujourd'hui - et c'est heureux - la sévérité des peines prononcées n'est plus la même.

Revenons à l'affaire Lagarde et à sa conclusion : madame Lagarde est bien reconnue coupable : son recours à l'arbitrage, selon la cour, était légitime, mais pour n'avoir pas demandé d'explications devant le résultat qui, selon ses propres dires, l'avait consternée et stupéfiée. Y a-t-il eu seulement une demande d'explications concernant cet arbitrage ? Que non, répond le tribunal, qui commente : "une demande d'explications [...] s'imposait pour comprendre le processus d'une sentence arbitrale aussi choquante. Une telle demande aurait, sans nul doute, permis de découvrir, comme l'a fait plus tard la cour des comptes, une modification de la rédaction du recours d'arbitrage", qui aurait conduit à l'annulation de celui-ci".

Un tel constat vaut reconnaissance de la complicité de madame Lagarde dans une escroquerie aux frais du contribuable et elle est donc déclarée coupable par le tribunal. L'article 432-16 du code pénal aurait dû s'appliquer dans toute son intégrité, car il s'applique rigoureusement au cas de madame Lagarde : "Lorsque la destruction, le détournement ou la soustraction par un tiers des biens visés à l'article 432-15 résulte de la négligence d'une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public [...], celle-ci est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euro d'amende. L'énoncé de ces deux articles de loi rend l'affaire parfaitement claire : l'auteur du détournement est sévèrement puni par la loi, mais la "négligence" des personnes détentrices de l'autorité est également punissable. A ce titre, ce n'est ni du populisme, ni du lynchage (n'en déplaise aux beaux esprits dont parle Médiapart) que de proclamer que madame Lagarde, reconnue coupable, aurait du être condamnée, mais la voila protégée par la décision arbitraire d'une dispense de peine ! 

Cette constatation devrait conduire à une large remise en cause de cette juridiction d'exception qu'est la CJR, cette "usine à gaz" dont la seule raison d'exister semble être de blanchir les puissants. C'est ce que disait François Hollande en énonçant une promesse de campagne, non tenue comme tant d'autres : "Je ferai voter une loi supprimant la cour de justice de la République. Les ministres doivent être des citoyens comme les autres".

C'est aussi ce qu'exprime la pétition exigeant "un vrai procès pour Christine Lagarde". Il ne faut pas se faire d'illusions : cette pétition, qui a déjà recueilli près de 200000 signatures, n'a aucune chance d'être suivie d'effet. Cela n'empêche pas de la signer, car plus il y aura de citoyens ordinaires qui y adhéreront, mieux s'exprimera notre indignation devant cette honteuse justice de classe.